| La consommation de cigarettes illicites continue de grimper. D’après un rapport mandaté par Philip Morris Products SA (PMP SA) et réalisé par KPMG LLP, en 2025, 41,4 % de la consommation totale relevait de la contrebande et de la contrefaçon. “Cette hausse de la consommation illicite s’explique principalement par une augmentation des flux de contrefaçon”, révèle le document. Cette situation a entraîné un manque à gagner fiscal pour l’Etat, estimé à 10,369 milliards d’euros pour cette même année. Le rapport montre aussi une progression du marché illicite avec des taux qui n’ont fait que grimper depuis 2021. Ce marché est alimenté par les illicit whites (cigarettes généralement produites de manière légale mais qui sont introduites par la contrebande dans un pays où elles ne sont pas forcément vendues légalement et donc où aucune taxe sur leur vente n’est perçue) dont le flux a diminué, et par les cigarettes contrefaites et celles issues de la contrebande, dont le flux a augmenté. En 2025, la consommation illicite “représentait environ 77% du flux entrants non domestiques”, renseignent les données. L’importation de tabac illicite vers la France provient principalement d’Espagne, d’Algérie, de Turquie, de cigarettes étiquetées duty free et d’illicit whites sans étiquette spécifique reliée à un pays. |